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DLC et DDM : comprendre les dates de péremption
La DLC (« à consommer jusqu’au ») est une limite de sécurité : une fois passée, le produit ne se mange plus. La DDM (« à consommer de préférence avant ») est une garantie de qualité : après cette date, le produit reste généralement consommable s’il a été bien conservé et que son emballage est intact.
Dernière mise à jour :
DLC ou DDM : les différences en un coup d’œil
| DLC | DDM | |
|---|---|---|
| Mention sur l’emballage | « À consommer jusqu’au… » | « À consommer de préférence avant le… » ou « …avant fin… » |
| Ce qu’elle garantit | La sécurité sanitaire | Le goût, la texture, l’arôme, les qualités nutritionnelles |
| Après la date | Ne pas consommer | Consommable si l’emballage est intact et le produit bien conservé |
| Produits concernés | Produits frais très périssables : viande, poisson, charcuterie, produits laitiers frais | Produits secs, conserves, surgelés, lait UHT, œufs |
| Vente après la date | Interdite | Autorisée en France, souvent à prix réduit |
Qu’est-ce que la DLC (date limite de consommation) ?
La DLC concerne les denrées très périssables d’un point de vue microbiologique, qui peuvent devenir dangereuses pour la santé après une courte période. Le règlement européen n° 1169/2011 est clair : passé cette date, la denrée est considérée comme dangereuse. Elle ne doit plus être vendue ni consommée.
Sur l’emballage, elle apparaît sous la forme « à consommer jusqu’au » suivie du jour et du mois, accompagnée des conditions de conservation à respecter (par exemple « à conserver entre 0 et 4 °C »).
Un produit qui a l’air normal et ne sent rien de particulier peut quand même être dangereux après sa DLC : certaines bactéries, comme Listeria, ne changent ni l’aspect ni l’odeur des aliments. Pour une DLC, pas de test à l’œil ou au nez : la date fait foi.
Qu’est-ce que la DDM (date de durabilité minimale) ?
La DDM est la date jusqu’à laquelle le fabricant garantit les qualités du produit — goût, texture, arôme, valeur nutritionnelle — s’il est conservé comme indiqué. Elle a remplacé fin 2014 l’ancienne DLUO (date limite d’utilisation optimale) : c’est la même chose sous un autre nom.
Elle s’écrit « à consommer de préférence avant le… » quand le jour est indiqué, et « à consommer de préférence avant fin… » quand seuls le mois ou l’année le sont, pour les produits qui se conservent longtemps.
En France, depuis la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (loi AGEC) de 2020, les fabricants peuvent ajouter à côté de la DDM une mention indiquant que le produit reste consommable après cette date.
Peut-on manger un produit après sa DDM ?
Oui, dans la plupart des cas, après avoir vérifié trois choses :
- L’emballage est intact : pas de conserve bombée, rouillée ou fortement cabossée, pas de sachet percé ni de couvercle gonflé.
- Le produit a été conservé comme indiqué : au sec, à l’abri de la chaleur, ou au froid si l’emballage le demande.
- Son aspect, son odeur et son goût sont normaux. En cas de doute, abstiens-toi.
La qualité, elle, baisse avec le temps : des biscuits ramollissent, un café perd son arôme, une huile peut prendre un goût rance. Plus la date est loin derrière, plus il vaut la peine d’utiliser le produit rapidement — et de le jeter s’il a un goût ou une odeur anormale.
Et une fois le produit ouvert ?
DLC et DDM ne valent que pour un produit fermé. Une fois ouvert, un produit s’abîme plus vite : suis la mention « après ouverture, à consommer sous … jours » quand l’emballage en porte une, et garde au réfrigérateur ce qui doit l’être. La date imprimée reste une limite : si elle arrive avant la fin de ce délai, c’est elle qui compte.
Congeler pour gagner du temps
Congeler un produit avant sa DLC met le compte à rebours sur pause : à −18 °C, les bactéries ne se multiplient plus. Congèle-le de préférence le jour de l’achat, et en tout cas avant la date, sauf si l’emballage l’interdit. Après décongélation, de préférence au réfrigérateur, consomme-le rapidement — dans les 24 heures pour la viande et le poisson — et ne le recongèle pas sans l’avoir cuit.
Les produits sans date
La réglementation européenne dispense certains produits de toute date : fruits et légumes frais non épluchés ni découpés, pain et viennoiseries destinés à être consommés dans la journée, vins et boissons de 10 % d’alcool ou plus, vinaigre, sel, sucre, chewing-gums. Pour eux, ce sont l’aspect du produit et ses conditions de conservation qui guident.
Pour les produits frais sans date, Pistash propose une date estimée volontairement prudente. Le calcul est détaillé dans la méthodologie.
Exemples de produits courants
| Produit | Date habituelle | Bon à savoir |
|---|---|---|
| Viande, volaille, poisson frais | DLC | Congèle-les avant la date si tu ne les cuisines pas à temps. |
| Jambon, lardons, charcuterie en barquette | DLC | Après ouverture, quelques jours seulement : suis la mention de l’emballage. |
| Lait frais pasteurisé | DLC | Le lait UHT, lui, porte une DDM tant qu’il n’est pas ouvert. |
| Yaourts et desserts lactés | DLC le plus souvent | Certains fabricants sont passés à une DDM : fie-toi à la mention imprimée. |
| Œufs | DDM | Fixée au plus tard 28 jours après la ponte. La mention « extra-frais » n’est permise que jusqu’au 9e jour. |
| Pâtes, riz, farine, conserves | DDM | Restent généralement consommables après la date si l’emballage est intact et sec. |
| Surgelés | DDM | Une fois décongelés, ne les recongèle pas. |
| Chocolat, biscuits, café | DDM | La date porte sur le goût : le produit peut perdre en arôme ou en croquant. |
Ce guide concerne les denrées alimentaires. Pour les médicaments, la date de péremption et la notice font seules foi ; en cas de doute, demande à ton pharmacien.
Comment Pistash t’aide
Quand tu ajoutes un produit, Pistash indique s’il porte une DLC, une DDM ou une date estimée, et adapte le texte de ses rappels en conséquence. Tes produits sont classés par urgence : tu vois en un coup d’œil ce qui doit passer en premier.
Sources
- Règlement (UE) n° 1169/2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires — article 24 et annexe X.
- Règlement (CE) n° 589/2008 sur les normes de commercialisation applicables aux œufs.
- Loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (loi AGEC).